Comment développer sa marque personnelle avec le Storytelling ?

” Même si c’est pour se valoriser et promouvoir sa marque personnelle, le storytelling devra toujours être « audience-centric ». Finalement, le véritable héros, c’est l’auditoire !”

 

Stéphane Dangel, consultant et formateur en storytelling

Stéphane Dangel, consultant et formateur en storytelling

Bonjour Stéphane, pourriez-vous vous présenter et présenter votre parcours ?

Je suis consultant et formateur en storytelling depuis 2009. A cette époque, nous étions vraiment très peu nombreux en France. Aujourd’hui, il y a un certain nombre de spécialistes du storytelling utilisé pour le marketing dans notre pays, mais les professionnels utilisant à la fois le storytelling pour prendre en charge des enjeux de marketing et de management, comme je le fais, sont assez rares.

Cela vient du fait qu’il n’y a pas de filière de formation pour devenir un professionnel dans ce domaine. Moi-même, je suis arrivé au storytelling au terme d’un croisement de plusieurs activités : la communication d’entreprise, le journalisme et l’écriture de livres de fiction, qui m’ont amené au bord de la marmite du storytelling… Et je suis tombé dedans !

 

En quoi consiste votre métier ?

Si on traduit le mot storytelling, ce serait donc « raconter des histoires ». En fait, c’est trompeur. Le storytelling n’est pas un monologue, c’est un dialogue, un échange, une connexion entre deux interlocuteurs (entreprise, marque, personne). De cet échange naît une histoire, co-créée et vécue par toutes les parties prenantes. C’est donc plus un travail avec les histoires.

 

D’accord, mais au fond, ces fameuses histoires, de quoi s’agit-il exactement ?

Une histoire, ce sont des événements, vécus ou de fiction. Ces événements sont mis en scène sous forme de récit. Pas pour être juste racontées : pour être confrontées aux propres histoires, existantes, de l’auditoire, et c’est de cette confrontation que naîtra le bon storytelling capable d’engager des publics dans l’action. Car le storytelling étant fait d’action, il ne peut être utilisée que pour faire agir.

 

Que peut-on raconter sur sa personne ?

Très logiquement, on pourra donc raconter tout ce qui nous permettra de nous connecter avec la personne, l’entreprise… que l’on a en face de nous. Même si c’est pour se valoriser, promouvoir sa marque personnelle, le storytelling devra toujours être « audience-centric ». Finalement, le véritable héros, c’est l’auditoire ! Pour se connecter avec lui, on pourra puiser dans trois registres : celui des expériences que l’on a vécues et qui nous ont fait grandir, celui de notre passion, notre expertise et celui de notre backstory, notre légende qui remonte souvent à notre enfance.

 

A l’inverse, quels sont les pièges à éviter lorsque l’on parle de soi ?

Tout ce qui n’est pas authentique ne fonctionnera pas. Attention, il ne faut pas confondre l’authenticité et la vérité. On peut raconter une histoire fictive, mais authentique ! Si on fait preuve de transparence, pas de problème. On ne peut pas avoir tout vécu dans sa vie et pourtant avoir certaines valeurs ancrées en soi que l’on souhaite exprimer, partager.

Il est également indispensable de ne pas se contenter des success stories. Les succès personnels ne sont pas forcément le meilleur moyen de se connecter avec quelqu’un. Des histoires plus consensuelles, plus partagées sont préférables, et même des histoires d’échecs assumés, dont on a appris quelque chose ont un fort pouvoir de connexion.

 

Qu’apporte le storytelling comparé aux autres leviers utilisables pour développer sa marque personnelle ?

On le voit avec l’essor des médias sociaux, la communication est aujourd ‘hui une conversation. Et le storytelling s’inscrit justement dans cette veine. Un auditoire ne veut plus être uniquement spectateur d’un show personnel, d’une séance de séduction, il veut participer, et comme le storytelling est avant tout une affaire de co-création… La meilleure des choses à faire, étant donné que le storytelling est soluble dans tous les outils de communication, est de le décliner dans chacun d’entre eux : d’en faire un storytelling transmédia.

 

Quels conseils donneriez-vous pour se raconter en histoire efficacement ?

Il faut mettre au point une stratégie. Le storytelling ne s’improvise pas, et en même temps il doit rester spontané. Ce n’est pas facile, mais c’est efficace. Et pour y arriver, il faut déjà commencer par définir une ligne directrice : il y a 12 profils d’histoires que nous pouvons raconter, ni plus ni moins (avec tout de même des sous-types). Il y en a forcément un qui collera avec notre personnalité, notre réalité.

 

Pour en savoir plus sur le storytelling, je vous invite à vous rendre sur le site www.storytellingfrance.com

 

Propos recueillis le 30 septembre 2013 par Damien Langin, Responsable webmarketing d’OSERESO.

open

Formation inter-entrepriseFormation intra-entreprise - Formation sur mesure - Tribune - Nous contacter – Tous droits réservés à OSERESO - Design by Silkwires