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Le mobile souffre d’un discours technique souvent anxiogène

By Nicolas Belnou|Date : 26 juillet 2011 830 Commentaires

Quel est votre parcours ? Je suis alexandre Doumith. J’ai un parcours plutôt atypique puisque après avoir fait des études de droit et avoir exercé l’activité de Juriste en Entreprise dans le domaine du marketing sportif et de l’audiovisuel, j’ai effectué un premier virage professionnel en devenant Directeur des Licences et des Achats chez 123...

[caption id="attachment_2741" align="alignleft" width="150" caption="Alexandre Doumith interviewé par OSERESO"][/caption] Quel est votre parcours ? Je suis alexandre Doumith. J'ai un parcours plutôt atypique puisque après avoir fait des études de droit et avoir exercé l’activité de Juriste en Entreprise dans le domaine du marketing sportif et de l’audiovisuel, j’ai effectué un premier virage professionnel en devenant Directeur des Licences et des Achats chez 123 Multimédia (à l’époque leader européen dans l’édition et la commercialisation de contenus pour mobiles) et un second, en créant en 2009, avec mon associé, Paul-Louis Belletante, l’agence Bemobee.   Quel est le métier de Bemobee ? Bemobee est une agence mobile spécialisée dans la conception, le développement et la promotion d’applications et services mobiles. Je tiens à insister sur l’aspect conseil qui est la vraie “marque de fabrique” de Bemobee. En effet, mon associé et moi-même, avons chacun plus de 7 années d’expériences dans le mobile et plus précisément, dans l’édition de sites mobiles (le Wap à l’époque), la génération de trafic sur ces sites et, la monétisation de ces derniers. On peut dire qu’on a, presque, tout fait et tout vu, au cours de ces 7 dernières années dans l’univers de la mobilité et que c’est, notamment grâce à cette expérience que nous sommes capables de mettre en place, pour nos clients, de véritables stratégies mobiles efficaces et pertinentes. En plus de cet aspect conseil, nous assurons la mise en place de ces stratégies en gérant, en interne, le développement technique des sites et/ou applications mobiles. Pour finir, notre mission va jusqu’à la mise en avant de ces applications ou services afin d’en assurer le téléchargement et la consultation par le plus grand nombre ou, tout au moins, par la cible recherchée par nos clients.   Quelles sont vos méthodes de travail ? Nous prônons la simplicité. Le mobile en général et le marketing mobile, en particulier, ont trop soufferts d’un discours très technique et souvent anxiogène pour les clients. Notre outil de travail, en plus d’être nouveau, est technique, complexe et en évolution permanente. Il n’est donc pas évident à appréhender et notre rôle, face à un client, est de rassurer, de vulgariser tout ce qui est technique, afin de se focaliser sur les formidables opportunités offertes par le mobile et les tablettes tactiles. Il suffit de regarder ce qu’a fait Apple avec son iPhone. Ce terminal dont tout le monde s’accorde à dire qu’il a bouleversé nos comportements et nos usages mobiles, n’est pas une révolution technologique. Les fonctionnalités offertes par l’iPhone à sa sortie étaient même en deçà de certains autres mobiles. La vraie révolution consistait en la simplicité d’utilisation du terminal, faisant réaliser à ses utilisateurs, qu’ils pouvaient en plus de téléphoner et envoyer des SMS, écouter de la musique, embarquer leurs photos et facilement, télécharger des petits programmes, les fameuses applications, certains utiles, d’autres ludiques. Cette simplicité a eu un autre effet majeur. Elle a persuadé les annonceurs que faire de la communication mobile était miraculeusement devenu assez simple, car il suffisait d’être présent sur l’iPhone, via une application. Et étonnamment, ce constat qui s’imposait à tout le monde, avait le mérite d’être partiellement vrai. Partiellement seulement, car très vite, on a constaté que faire une application, pour le plaisir de voir sa marque sur l’AppStore, ne servait pas à grand chose, pour ne pas dire à rien, s’il n’y a pas une véritable réflexion sur les usages et les attentes des utilisateurs. C’est là que Bemobee intervient, afin de mettre en place, avec nos clients, cette réflexion qui définira la stratégie à mettre en place. Pour conclure sur cette question, la simplicité que nous entendons mettre en avant, consiste selon nous, à privilégier, dans nos discussions et nos réponses, les usages et les attentes des utilisateurs. Quand on maitrise ces derniers et c’est le rôle premier de Bemobee, il devient beaucoup plus facile de définir une stratégie mobile réellement efficace.   Les investissements en mobilité se développent. Le ROI est-il enfin au rendez-vous ? Lorsque les mécaniques et/ou les services mobiles mis en place ont été fait de manière pertinente et réfléchie, le ROI a toujours été eu rendez-vous. Après, tout dépend de ce que l’on attend d’une stratégie mobile. Les ambitions sont diverses comme, moderniser l’image d’une marque, générer du trafic en magasin, augmenter la notoriété d’un produit et donc ses ventes, faire du m-commerce … Encore une fois, ces ambitions sont toutes, plus ou moins, réalisables. Tout dépendra de la manière dont sera abordé et réalisé l’investissement en mobilité. De nombreuses marques se sont “précipitées” sur le développement d’une application iPhone, sans savoir réellement pourquoi, ni comment, mais avec pour seule ambition d’être sur le support à la mode. Pour beaucoup d’entre elles, le ROI n’était pas au rendez-vous et c’est bien normal.. Cela revient à aller acheter des espaces publicitaires sur des chaînes de télévision, au petit bonheur la chance, sans se soucier de, qui regarde et à quelle heure, le tout avec un message maladroit. Les probabilités d’atteindre sa cible et donc ses objectifs, sont minimes. Aujourd’hui, les annonceurs ont parfaitement intégrés le mobile dans leur stratégie globale. Ce n’est plus un support isolé, que l’on “teste”, mais un outil au service d’un message de marque. Cet outil devient donc de plus en plus efficace, car de plus en plus maitrisé et nous mêmes, agences mobile, bénéficions d’une expérience de plus en plus grande et d’outils de mesure de plus en plus performants. N’oublions pas que nous travaillons sur un sujet relativement nouveau qui est encore très loin d’avoir démontré la totalité de ses capacités, et sur lequel nous progressons tous les jours un peu plus.   Iphone, ipad, smartphone, androîd : que faut-il développer aujourd’hui ? Toujours dans mon souci de simplicité, je répondrai à cette question en l’abordant sous l’angle de l’usage.. Aujourd’hui, il y a plus de 61 millions de terminaux mobiles en France. Environ 17% de ces terminaux sont des smartphones. On sait pertinemment que la très très grande majorité des possesseurs de terminaux dits” classiques”, n’en font aucun usage multimédia ce qui est pourtant possible via le Wap. A part dans quelques situations particulières, je recommande rarement à une marque d’adresser ces terminaux, pour la simple et bonne raison, qu’il n’y a pas d’usage. Ils n’y rencontreront donc pas leur cible. Reste à alors les 17% de smartphones. Dans cette catégorie, l’iPhone monopolise entre 60 et 65% des usages multimédias (notamment le surf sur le web et le téléchargement d’applications). Je recommande donc, tout naturellement, de commencer par l’iPhone. Ensuite, il est vrai que les ventes de terminaux Android explosent et c’est une plateforme qu’on ne peut négliger car elle est promis à un très bel avenir. Cependant, aujourd’hui encore et malgré des chiffres de vente de terminaux très impressionnants, les usages multimédias ne sont pas encore aussi forts que chez les détenteurs d’iPhone qui surfent plus, et qui téléchargent plus d’applications que les autres détenteurs de smartphones. Mais c’est un fait, Android devient de plus en plus un incontournable. Ce constat rapide n’est en aucun cas définitif et notre métier consiste justement à anticiper, et à minima, constater, les évolutions d’usages, afin de préparer nos clients. J’ai volontairement simplifié à l’extrême ma réponse, car il est bien entendu, un peu plus compliqué d’y répondre précisément. Cependant, aussi simple soit-il, ce raisonnement a le mérite d’être juste, et il doit être au commencement de toute réflexion mobile.   Quels sont les usages du mobile aujourd’hui ? Les usages du mobile sont variés. Si on s’attache aux smartphones, les utilisateurs de ces terminaux, naviguent sur le web, chat, envoient des mails, jouent, visionnent des vidéos… Il n’y a pas d’intérêt à lister touts les usages qui sont, au fur et à mesure que les téléphones se perfectionnent, de plus en plus nombreux. En revanche, je souhaite préciser un point. L’usage que les gens font du mobile n’est pas forcement nomade. Ce point est important, car beaucoup pensent que le mobile est un parfait moyen de toucher les gens quand ils ont 5 minutes à perdre, dans les transports en commun ou quand ils s’ennuient dans une salle d’attente ! C’est une vision extrêmement étriquée. L’usage mobile est bien plus important. Quand on sait que plus de 55% des mobinautes surfent de chez eux, tranquillement installés dans leur canapé, on réalise à quel point, la modification des comportements est importante. En y réfléchissant, cela parait normal. On a beau être chez soi, quand on recherche une information, il est souvent plus simple d’ouvrir le navigateur du smartphone que j’ai dans la poche que d’aller allumer mon ordinateur. De plus, il y a souvent un seul et unique accès au web par foyer. Il devient plus simple d’utiliser son smartphone que d’attendre son tour. Le mobile est donc un objet nomade par définition qui étend son utilisation à tous les instants de nos vies. D’après l’évolution des chiffres actuels, d’ici deux ans il y aura plus de gens qui surferont sur le web via leur mobile que via un PC.   Quelles sont les demandes des marques ? Comme je le disais, en plus d’être variées, les demandes des marques tendent de plus en plus à la mise en place d’une stratégie mobile cohérente avec leur communication globale. On est passé d’une période de test et de tâtonnements à l’ère de la construction d’une véritable présence de la marque sur ce support.   Quel est le budget moyen pour développer une application ? Question à laquelle il est difficile de répondre tant les projets sont différents et le champs des possibles vaste. On peut dire 20 K € en moyenne pour le développement, mais il ne faut pas oublier certains coûts annexes, mais néanmoins indispensables, comme la partie conseil ou la partie promotion de l’application afin qu’elle soit téléchargée.   Quelle est votre vision du développement du mobile dans les 3 ans ? Dans les mois à venir, les smartphones vont augmenter leur part de marché sur le parc de terminaux mobiles et ce, de manière très importante et très rapide. Les utilisateurs de services mobiles vont donc se multiplier et avec eux, les usages. Le mobile va de plus en plus devenir notre télécommande universelle qui va nous permettre d’interagir avec les différents pans de notre vie, qu’ils soient amicaux, communautaires, administratifs, financiers… La géolocalisation et les technologies NFC promettent de belles avancées en terme d’usages et ce dès demain. Maintenant faire des prévisions à 3 ans serait très ambitieux de ma part dans la mesure où rare sont ceux qui, trois ans en arrière avaient imaginés une telle explosion des usages, des smartphones et encore plus des tablettes tactiles.   Quels conseils pourriez-vous donner aux marques qui souhaitent développer leurs applications ?1. Ne pas faire du mobile sans une réelle stratégie et avoir clairement défini ses ambitions, 2. S’entourer de professionnels capables de créer et de mettre en oeuvre cette stratégie, 3. Ne pas hésiter à commencer par des versions “light” de son application. Cela a l’avantage d’être plus rapide à développer, d’installer sa marque, ou son produit, plus rapidement sur le store d’applications, de permettre de sortir des versions ultérieures de son application qui tiendront compte des premiers retours des utilisateurs et ainsi coller un peu plus aux attentes de sa cible. 4. Prévoir un budget pour promouvoir son application. En effet, si on prend l’exemple de l’AppStore d’Apple, avec ses plus de 350 000 applications disponibles, il est très difficile pour une application, quel que soit son niveau qualitatif ou son utilité, d’être remarquée et donc téléchargée. 5. Eviter la surenchère technologique sauf à ce qu’elle soit clairement justifiée. Les utilisateurs recherchent des applications pratiques, utiles ou ludiques, mais surtout simples d’utilisation que l’on soit dans son canapé, debout dans un bus ou dans la rue.   Propos recueillis par Nicolas Belnou

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