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La rédaction web supplante t’elle la presse écrite ?

By Nicolas Belnou|Date : 4 juin 2012 3 Commentaires

« Dans le cas d’une entreprise de presse, on sait que l’une des principales difficultés est de renouveler le lectorat qui est en général assez âgé »   Interview de Jérémy Joly, journaliste multimédia à la République du Centre   Pouvez- vous vous présenter et présenter votre parcours ? Je m’appelle Jérémy Joly, j’ai 24...

« Dans le cas d’une entreprise de presse, on sait que l’une des principales difficultés est de renouveler le lectorat qui est en général assez âgé »
  Interview de Jérémy Joly, journaliste multimédia à la République du Centre   [caption id="attachment_3420" align="alignleft" width="242" caption="Jeremy JOLY, journaliste multimédia à la République du Centre, interviewé par OSERESO"][/caption] Pouvez- vous vous présenter et présenter votre parcours ? Je m’appelle Jérémy Joly, j’ai 24 ans et je vis à Orléans. J’ai étudié le journalisme à l’IUT de Tours où j’ai obtenu une licence puis me suis spécialisé dans le journalisme web à l’université de Metz, la seule véritable formation qui existait dans ce domaine à ce moment-là. Après quelques expériences en PQR et en tant que pigiste sur Paris, je suis arrivé il y a un peu plus d’un an à La République du Centre comme journaliste multimédia.   En parallèle, j’ai cofondé depuis 3 ans, un blog collaboratif : http://regardailleurs.fr/ Nous sommes cinq amis à y participer de manière irrégulière pour y aborder des thèmes très divers, de façon très différente.   En quoi consiste votre métier et quelle est votre valeur ajoutée ? J’ai la chance d’avoir un métier multitâche : création de contenu, animation du site et des réseaux sociaux, veille… Je dirais que mon rôle recouvre deux grands pôles. D’un côté, fournir aux lecteurs une information différente tant par sa temporalité que par sa typologie : des directs, des vidéos, des web documentaires… De l’autre, accompagner les journalistes print vers le numérique en leur montrant ce que cela peut apporter dans leur travail.   D’après vous, la presse écrite à t’elle laissé place au numérique ? Non, les deux sont complémentaires. La presse est encore en pleine mutation numérique, notamment la presse quotidienne régionale qui a commencé son évolution plus tard. La PQR ne disparaîtra pas au profit du numérique ou alors à très longue échéance. C’est tout d’abord une question de public, les deux sont souvent très différents pour des questions générationnelles et culturelles mais c’est aussi une question de contenus.   A votre avis, quel est l’impact du contenu web sur le positionnement d’une entreprise ? Dans le cas d’une entreprise de presse, on sait que l’une des principales difficultés est de renouveler le lectorat qui est en général assez âgé. Les jeunes préfèrent d’autres canaux d’information. C’est l’avantage d’une présence numérique, pour prendre l’exemple de larep.fr, je sais que la tranche d’âge la plus présente sur le site et les réseaux sociaux est celle des 25/34 ans. On touche donc un « nouveau » public que l’on rapproche de la « marque » République du Centre. L’étude de cette communauté web, et des sujets qui l’intéressent devrait à terme impacter la manière dont on réfléchit l’information dans le journal papier aussi.   Quelle est la différence avec la presse dite traditionnelle ? Nous sommes un maillon de la presse traditionnelle. Il n’y a pas une presse papier et une numérique ou alors c’est que la situation ne fonctionne pas. Les deux sont interdépendants. Les différences se situent sur les types de contenus mais ceux-ci doivent être complémentaires. Compréhensibles indépendamment mais cohérents une fois liés.   Quel rôle jouent les réseaux sociaux dans votre métier ? Les réseaux sociaux de larep.fr sont une des composantes principales de mon métier. De fait, les consulter et les animer est mon premier réflexe matin et soir. Je les utilise pour diffuser du contenu bien sûr, discuter avec les internautes mais aussi comme source d’information. Par exemple, quand je suis arrivé l’un de mes premiers chantiers a été d’identifier les utilisateurs de Twitter habitant le Loiret. Aujourd’hui, j’ai pu en repérer plus de 300, faire connaissance avec les plus actifs et valoriser leur travail. Sur Facebook, au-delà, de la diffusion de notre propre contenu, nous reprenons des liens, données… publiées par d’autres acteurs locaux. L’objectif étant avant tout d’apporter une information utile à nos lecteurs.   Quels sont les services web 2.0 et les logiciels que vous- utilisez ? Facebook, Twitter, Hootsuite, GoogleMaps, Google reader, Scribd, Youtube, Pearltrees, Paper.li, Balsamiq, Livestream, Coveritlive, Adobe Première, Photoshop… Et je dois en oublier.   Quels ont été vos principaux projets ces dernières années ? Plusieurs projets récents me viennent à l’esprit immédiatement. - De nombreux candidats et hommes politiques se sont déplacés dans le Loiret pendant la campagne présidentielle, nous avons donc proposé à nos internautes de revivre la campagne à travers un web documentaire. En mélangeant du contenu papier et web, selon des entrées géographiques et chronologiques. Le genre de projet « rich média » que l’on souhaite développer à l’avenir. - Plus récemment, Orléans a célébré le 600e anniversaire de Jeanne d’Arc , sur cet évènement nous avons proposé des lives textes et photos pendant les évènements et chaque soir des vidéos et des galeries photos réalisées pendant la journée. - Pour les législatives, nous organisons en ce moment des débats entre les candidats des six circonscriptions du Loiret. Ceux-ci sont diffusés en streaming vidéo sur le site avec un suivi texte pour ceux n’ayant pas une connexion suffisante ou n’étant pas dans un environnement où ils peuvent regarder une vidéo.   Quelles sont d’après vous les principales contraintes de votre métier ? Une contrainte horaire tout d’abord, au-delà du nombre d’heures commun à toute la profession, c’est une question de disponibilité. La journée ne s’arrête pas vraiment puisque nous sommes dans une temporalité qui ne s’arrête pas avec l’heure du bouclage. Ensuite, les outils évoluent très vite, il faut donc s’adapter rapidement, garder un œil averti sur les nouveaux services et logiciels qui peuvent être utiles…   Quels sont vos objectifs à 3 ans ? Difficiles à définir, tout simplement parce qu’on ne sait pas comment aura évolué le journalisme d’ici là. Je peux vous dire où je ne serais pas : à bâtonner de la dépêche quelque part. Mon objectif est de créer du contenu rich media, de la valeur ajoutée pour les internautes. C’est un objectif que l’on peut atteindre de multiples manières.   Quels conseils pourriez-vous donner à une personne qui souhaite devenir journaliste Web ? D’un point de vue journalistique pur, le pré-requis principal est le même : s’intéresser à l’actualité. Si on a des affinités avec le web, ce sont les médias web qui deviendront rapidement la source principale d’information. Ensuite, utiliser les réseaux sociaux mais avec prudence, il ne faut pas y faire n’importe quoi. Créer un blog, un tumblr… L’objectif étant de s’approprier au plus vite les outils mais aussi les usages qui serviront ensuite pour son métier.   Proposrecueillis le 3 juin 2012 par Tatiana Acherchour, consultante OSERESO

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3 Commentaires

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